L’Association des Femmes Ingénieures Actives pour le Développement Inclusif (FIADI) en partenariat avec l’Ambassade de France au Burundi, lance un concours d’idées innovantes sous le thème <<Façonnons le Monde>>.

Ce concours qui a comme objectif de promouvoir l’esprit créatif chez les femmes ingénieures ou les jeunes femmes passionnées par le génie s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la femme en génie qui est à sa première édition ici au Burundi, et visera 4 thématiques entre-autres : La protection de l’environnement, l’Agri Business, Le Génie Civil et la Gestion de l’espace et habitat.

Ceux qui pourront participer à ce concours sont des jeunes filles de l’école secondaire, des étudiantes qui sont dans les facultés d’ingénierie et des femmes ingénieures. Les critères de sélection les plus importantes seront : Le caractère innovant du projet ; la cohérence du projet avec les thématiques proposées ; la viabilité sur le long terme ; un projet de qualité, réalisable, chiffrable et rentable.

Celles qui sont intéressées par ce concours, sont invitées à compléter ce formulaire avant le 15 Septembre 2020.

Pour plus d’information contactez-nous via notre adresse mail fiadi.bdi@gmail.com ou écrivez-nous sur nos différents canal de réseaux sociaux.

A la découverte des femmes Ingénieures par Akeza

Au cours du mois d’ Avril 2020, le journal Akeza a écrit une série d’ articles sur le quotidien socio-professionnel de quelques Femmes Ingénieures membres de la FIADI intitulée ” A la découverte des femmes Ingénieures”. Ce fût une belle opportunité pour la FIADI de présenter des modèles de femmes ayant réussies à s’ intégrer dans le monde de l’ Ingénierie.

 Ir Larissa NIHASIGAYE, une électromécanicienne qui fait carrière dans l’industrie agroalimentaire en tant que technicienne chargée du suivi des machines industrielles. Diplômée de l’Université du Burundi, en Génie électromécanique, son rêve est de contribuer à la valorisation des produits agricoles locaux. Elle a aussi fait une formation  par correspondance en gestion de projet à Centrale Lille.
Aux jeunes filles aspirant à se lancer dans le métier, Ir Larissa leur dit un mot:” Je leur dirai de toujours croire en elles, en leurs rêves et de s’y accrocher fermement.”

Ir Jeanette KANEZA, co-fondatrice de FIADI, elle est  ingénieure en génie civile, option Géotechnique et infrastructures, diplômée de l’Université du Burundi. Elle a fait une formation en céramique pendant 2 mois au Rwanda. Actuellement elle travaille comme Ingénieure consultante dans un projet mandaté par la coopération suisse au Burundi.
L’ idée de créer FIADI lui est venue des difficultés qu’elle a rencontré pour trouver un stage professionnel à la fin de ses études.
 Aux jeunes filles qui veulent devenir Ingénieures, Ir Jeanette leur lance un appel:”  Il faut  qu’elles enlèvent de leurs têtes l’idée que l’ingénierie est un métier réservé aux hommes mais que c’est un métier qui nécessite des compétences que l’on trouve aussi bien chez les filles que chez les garçons.”

Ir Marlène MPUNDU,une jeune Ingénieure industrielle en Génie Civil diplômée de l’Université du Burundi qui fait carrière dans une organisation de génie-conseil, la WSP Canada, sur le projet Rusumo, composante de lignes de transport en tant qu’assistante de l’ingénieur basé à Bujumbura.
Ir MPUNDU vise haut pour ces projets futurs. Concilier technique et humanitaire est son plus grand challenge. Elle confie : « J’aimerais travailler dans l’humanitaire, mettre mes compétences au service des nécessiteux et de la société en général. C’est un peu comme donner du sens à la technique pour un monde plus juste ».
Aux jeunes filles voulant faire carrière dans le métier, Ir Marlène leur dit de ne pas s’autocensurer, de devenir ambitieuses, en osant intégrer les secteurs porteurs d’ emplois comme le bâtiment, de ne pas avoir peur de concilier poste à responsabilité et vie familiale.

Ingénierie et genre au Burundi: des femmes dans des “métiers d’ hommes”

Atelier en partenariat avec l’ Ambassade de France au Burundi organisé dans le cadre de la célébration de la journée Internationale des droits de la femme à l’ Institut Français de Bujumbura (IFB) sous le thème :” Ingénierie et genre au Burundi: des femmes dans des “métiers d’ hommes””

Cet atelier était organisé dans l’optique de sensibiliser la population pour rehausser le profil des femmes travaillant dans les métiers dits « d’hommes » et attirer l’attention sur les possibilités de carrière offertes aux filles et aux femmes dans ce domaine.

L’ atelier a débuté par la projection de notre documentaire montrant le quotidien des femmes ingénieures qui ont réussies à percer dans leur métier. Les images de cette projection ont démontré que les femmes sont capables d’exercer dans l’administration comme sur terrain ; dans des environnements techniques et masculins.

Dans un panel tenu après la projection du film documentaire, Les panélistes ont unanimement appuyé l’idée que les femmes peuvent et sont aptes à mener tous types de métiers comme leurs frères. Les employeurs des entreprises, les bénéficiaires directes des services de ces femmes, ont apprécié la performance de ces femmes et ont exprimé leur satisfaction.

Conférence-débat sous le thème : ” L’ Ingénieur, source de solutions durables”

En partenariat avec l’ Université du Burundi, Conférence-débat sous le thème : ” L’ Ingénieur, source de solutions durables” dans les enceintes de l’ Université du Burundi
 
La palpitante mission de l’ ingénieur est d’ inventer et fabriquer le monde de demain.
“Quel est la place de la femme Burundaise dans cette mission?” telle était la question posée au cours de cette conférence. Comme le montre un sondage fait par la FIADI  ,les femmes sont moins représentées dans les facultés d’ingénierie et les raisons qui freinent les femmes pour s’orienter vers ces études sont notamment les préjugés et stéréotypes considérant l’ ingénierie comme un métier d’ hommes, le mariage à bas-âge, la sous estimation de soi,la mauvaise présentation de l’ ingénierie,…

De cette conférence, il en est ressortit qu’ il fallait encourager les jeunes filles à viser plus loin dans leur formation professionnelle, entreprendre des activités favorables à encourager les jeunes filles dans le domaine technique et aussi animer des émissions de sensibilisation pour tout le public. Il faut également aider les femmes travaillant dans ce domaine à s’affirmer et à être de vrai actrices du changement et du développement durable.