Introduction – Quand l’énergie rencontre la solidarité

Au Burundi, où moins d’un foyer rural sur vingt a accès à l’électricité¹, le projet « Appui aux initiatives des adolescents en innovations et solutions communautaires à impact social » ouvre de nouvelles perspectives. Exécuté par FIADI (Femmes Ingénieures Actives pour le Développement Inclusif) avec le financement de l’UNICEF, il associe énergie verte et inclusion financière.

Deux axes en sont le cœur : les stands solaires mobiles, qui offrent lumière et opportunités économiques, et la mutualisation des petits moyens financiers au sein des Groupes de Solidarité (GS), qui permettent aux adolescents et jeunes d’épargner, de se prêter mutuellement et de s’entraider – selon une méthodologie inspirée du modèle VICOBA.

Le jeudi 4 septembre 2025, une mission conjointe UNICEF–FIADI a visité deux localités : Rukoyoyo (Province Buhumuza, Commune Cendajuru), où les bénéficiaires construisaient eux-mêmes un stand solaire, et Matara (Province Bujumbura, Commune Rwibaga), où la digitalisation des GS était à l’honneur.

Rukoyoyo – Des étincelles d’avenir

Sous le soleil de midi, l’air vibrait d’énergie. À Rukoyoyo, des adolescents et jeunes, outils en main, assemblaient une maisonnette métallique coiffée de panneaux solaires, abritant les équipements nécessaires pour stocker et distribuer l’énergie. Chaque geste traduisait leur fierté : ils n’étaient pas spectateurs, mais bâtisseurs de leur propre avenir.

Autour d’eux, la communauté observait, déjà convaincue et enthousiaste des usages à venir : recharger les téléphones, offrir la lumière pour les cours du soir, ouvrir des salons de coiffure ou de petits commerces.

Présent, Yacouba Djibo Abdou, Education Manager de l’UNICEF, a salué cette implication:

« Voir des adolescents manipuler avec assurance des outils d’ingénierie, c’est une preuve que l’énergie, répondant à un besoin identifié par la communauté, et la solidarité peuvent ouvrir de nouveaux horizons. »

Repousser les limites – Un message de confiance

Après l’installation, la délégation a échangé avec les bénéficiaires. Certains exprimaient leur fierté d’apprendre un métier, d’autres parlaient déjà de projets pour soutenir leurs familles.

C’est dans ce cadre qu’Étienne Niyongabo, Spécialiste du développement des adolescents à l’UNICEF, a livré un message marquant. Il a commencé par l’histoire d’un mécanicien de Buyenzi : un homme qui n’avait pas dépassé la 6ᵉ année primaire, mais qui était capable de démonter et de remonter seul le moteur complexe d’un camion Mercedes. Pendant une semaine entière, il travaillait pièce par pièce, manipulant des dizaines d’éléments lourds et complexes, se souvenant de chaque emplacement. Un exploit réalisé sans diplôme, sans manuel et sans accès à internet.

« Imaginez ce que vous pouvez accomplir aujourd’hui, avec vos téléphones, vos stands et l’électricité. Ce mécanicien travaillait à une époque sans tutoriels, sans vidéos explicatives, sans moteurs de recherche. Vous, vous avez tout cela à portée de main. Vous pouvez apprendre une langue, une technique agricole, la transformation agroalimentaire, la menuiserie, la couture, ou même la programmation informatique. Tout est là, disponible. »programmation informatique. Tout est là, disponible. »

« Quelles sont vos limites ? Le fait de ne pas avoir poursuivi vos études ? N’acceptez jamais cela comme une fatalité. Vous pouvez recommencer, écrire une nouvelle histoire. L’électricité que vous installez aujourd’hui n’est pas seulement pour recharger vos téléphones. Elle est là pour recharger vos vies, débloquer votre potentiel. »

Groupes de Solidarité – La solidarité comme capital

Les bénéficiaires sont revenus sur le rôle clé des Groupes de Solidarité (GS). Ces structures permettent d’épargner, de se prêter de l’argent à tour de rôle et de financer de petits projets. Elles sont à la fois caisse commune, assurance mutuelle et école de citoyenneté.

À Rukoyoyo, les GS avaient déjà permis d’acheter du matériel, de soutenir des activités génératrices de revenus et de préparer l’installation des stands solaires. La mission a aussi visité des projets annexes, comme l’apiculture et la pisciculture, preuve que la solidarité devient un véritable capital de développement.

Matara – Le numérique au service de la confiance

À Matara, la délégation a d’abord rendu une visite de courtoisie aux autorités de Rwibaga, avant de rencontrer les GS locaux. Ici, l’innovation résidait dans la digitalisation : une application mobile pour gérer l’épargne et le crédit, en remplacement progressif des registres papier.

Les jeunes ont expliqué son fonctionnement : ouverture des séances, enregistrement des cotisations, demandes de prêt, gestion des pénalités et de la caisse sociale. L’application apporte transparence et traçabilité, et pourrait demain servir de référence pour les banques ou microfinances.

Une inquiétude a été soulevée : l’accès irrégulier à internet. Gretta Kundikije, Responsable de l’engagement des adolescents, a apporté un éclaircissement rassurant :

« Même sans connexion, toutes les opérations peuvent être effectuées et synchronisées plus tard. Il est toutefois recommandé d’ouvrir l’application avec une connexion active avant le début de la réunion, afin de garantir que personne ne soit bloqué par d’éventuels problèmes de réseau. »

FIADI – Le génie de simplifier l’ingénierie

À l’issue de la mission, Jeanette Kaneza, représentante légale de FIADI, a partagé une réflexion :

« Notre défi n’est pas seulement technique. Il est pédagogique : comment expliquer la tension ou l’intensité à quelqu’un qui n’a jamais étudié la physique ? »

FIADI adapte la formation aux adolescents et jeunes, selon leur compréhension et leur rythme. La science y est traduite en gestes simples, concrets, accessibles.

Jeanette souligne aussi l’importance du rôle des femmes ingénieures : bienveillance, sens de l’accompagnement, écoute. Leur pédagogie crée un climat de confiance unique. Chaque installation devient ainsi un geste technique et social, contribuant à la cohésion et à la paix.

Conclusion – Rallumer l’avenir, ensemble

De Rukoyoyo à Matara, la mission UNICEF–FIADI a montré des adolescents et jeunes qui s’approprient l’énergie, la solidarité et le numérique pour transformer leur quotidien.

Derrière un stand solaire ou une application, il y a des vies qui changent, des villages qui s’organisent et un pays qui renforce sa résilience.

La mission s’achève, mais l’appel demeure :

• Aux partenaires publics et privés, d’investir davantage dans ces dynamiques ;

• Aux institutions financières, de reconnaître la crédibilité des GS et de leurs registres numériques ;

• À chaque acteur de la société, de croire en la capacité des communautés rurales à avancer par la solidarité et l’innovation.

Parce qu’au Burundi, la lumière n’est pas seulement une affaire d’électricité. Elle est aussi une affaire d’unité, de dignité et d’espérance.



¹ Selon les statistiques disponibles (Banque mondiale, données énergie 2022).

Appel d’offre pour la fourniture des outils, matériels de formation et kit d’accompagnement pour la fabrication des savons

Pour mettre en œuvre le projet « Autonomisation des femmes dans WASH », Femmes Ingénieures Actives pour le Développement Inclusif (FIADI), souhaite obtenir une cotation (https://fiadi.bi/wp-content/uploads/2024/10/Lettre-AO-FIADI.pdf) pour la fourniture des outils, matériels de formation et kit d’accompagnement pour la fabrication des savons.

Par la présente, nous souhaitons recevoir de tous les fournisseurs intéressés et qualifiés une offre technique et financière pour la fourniture des outils, matériels de formation et kit d’accompagnement pour la fabrication des savons.

La participation à cet appel d’offre est ouverte à égalité de conditions à toutes les sociétés ou entreprises disposant d’une capacité technique et financière requise.

Le Dossier d’Appel d’offres peut être télécharger sur https://fiadi.bi/wp-content/uploads/2024/10/Appel-doffre-FIADI.pdf

Si vous êtes intéressées par le présent appel d’offre, nous vous invitons à envoyer votre offre via l’email suivant : fiadi.bdi@gmail.com  avec une copie à eugnie.twagirayezu@gmail.com .

La date limite de dépôt des offres est fixée en date du 17/10/2024 à 10h00.

Nous vous remercions d’avance pour l’intérêt que vous porterez à notre demande et restons dans l’attente de votre réponse.

Formation sur la Maintenance des infrastructures Hydrauliques : Une Initiative Cruciale pour l’Entretien des Installations Hydraulique dans le cadre du projet « Autonomisation des femmes dans Wash »

Dans le cadre du projet Autonimisation des Femmes en WASH (Eau, Assainissement et Hygiène), une formation intensive a récemment été organisée à Marangara, dans la province de Ngozi, du 11 au 20 Septembre 2024, pour renforcer les compétences de 50 femmes rurales, regroupées dans les associations locales, en maintenance des infrastructures hydrauliques. Cette formation organisée par FIADI et soutenue par UNICEF Burundi, a rassemblé plusieurs participants désireux d’améliorer leurs compétences pratiques dans ces domaines essentiels pour le bien-être communautaire.

L’objectif principal de cette première partie de la formation est de doter les participants de compétences pratiques pour l’installation, la réparation et l’entretien des infrastructures d’eau et d’assainissement. Ces compétences sont cruciales pour assurer le bon fonctionnement des installations, garantir un accès constant à l’eau potable et promouvoir des conditions sanitaires adéquates. En formant des membres de la communauté, le projet vise à créer une main-d’œuvre qualifiée locale capable d’intervenir rapidement en cas de problème, tout en réduisant la dépendance aux experts extérieurs.

La formation a couvert plusieurs aspects importants, dont :

  1. Les bases de la plomberie : Les participants ont appris à installer et entretenir des systèmes de tuyauterie, à identifier et réparer des fuites, ainsi qu’à manipuler les outils spécifiques à la plomberie.
  2. La maçonnerie élémentaire : Des techniques de construction simples ont été enseignées, notamment la réparation de structures autour des installations hydrauliques, telles que les réservoirs d’eau et les différentes chambres.
  3. Entretien et maintenance des installations hydrauliques : Un accent particulier a été mis sur l’entretien préventif et la maintenance régulière des systèmes d’approvisionnement en eau et des infrastructures d’assainissement pour garantir leur durabilité.

La formation s’est déroulée sur neuf jours, alternant entre des sessions théoriques et pratiques. Sous la supervision de formateurs expérimentés, les participants ont pu mettre en pratique les compétences acquises sur des installations réelles, leur permettant de mieux comprendre les défis et les solutions liées à l’entretien et la réparation de ces infrastructures.

Grâce à cette formation, les participants sont désormais mieux équipés pour jouer un rôle actif dans la gestion et l’entretien des installations hydrauliques de leur communauté. Cela devrait avoir un impact direct sur la réduction des pannes, améliorer l’accès à l’eau potable, et par extension, contribuer à la prévention des maladies liées à l’eau et à de mauvaises conditions sanitaires.

Le renforcement des capacités locales en plomberie et en maçonnerie élémentaire constitue un pilier fondamental pour la pérennisation des infrastructures du projet Autonomisation des femmes dans WASH. En dotant les membres de la communauté de compétences pratiques, ce programme de formation permet non seulement de répondre aux besoins immédiats en entretien et maintenance, mais il s’inscrit également dans une logique de développement durable et d’autonomisation des populations locales.

La deuxième partie de la formation sera pour la fabrication des savons.

IDENTIFICATION DES BENEFICIAIRES DU PROJET « AUTONOMISATION DES FEMMES DANS LE SECTEUR WASH » A MARANGARA

Du 26 au 28 août 2024, FIADI, en partenariat avec l’UNICEF, a mené une activité d’identification des bénéficiaires dans la commune de Marangara, située dans la province de Ngozi. Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Autonomisation des femmes dans le secteur WASH » qui vise à former des femmes dans la gestion des ressources en eau, assainissement et hygiène (WASH), et à créer des opportunités économiques pour ces dernières.

Détails de l’Identification :

  1. Zone Marangara :
    • 57 participantes ont assisté à l’identification, et 15 bénéficiaires ont été sélectionnées, comprenant 12 femmes et 3 filles. Les bénéficiaires sont réparties sur les collines de Gisekuro, Burenge, Kigufi, Nyamugari, et Makaba.
  2. Zone Cindonyi :
    • Avec 53 participantes, 10 bénéficiaires ont été retenues, réparties sur les collines de Rubaya, Kidasha, Nyambo, et Kagoti.
  3. Zone Giheta :
    • 35 participantes étaient présentes, et 10 bénéficiaires ont été sélectionnées, provenant de Bihangare, Bitambwe, Congori, et Gicumbi.
  4. Zone Nyamugari :
    • 37 participantes ont complété le processus, avec 10 bénéficiaires sélectionnées, provenant de Gikomero, Nyunzwe, Runda, et Rugomba. Les bénéficiaires des collines de Higiro et Mutara seront sélectionnées lors des formations à venir.

L’identification des bénéficiaires est une étape cruciale pour garantir l’impact du projet. Ces femmes et filles recevront une formation en gestion de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, et seront des leaders dans leurs communautés pour améliorer l’accès à ces services essentiels. Les zones qui n’ont pas été totalement couvertes verront leur liste complétée lors des prochaines formations.

Grâce à l’appui de l’UNICEF et à la mobilisation des autorités locales, FIADI a pu identifier un groupe de femmes et de filles motivées, prêtes à jouer un rôle actif dans l’amélioration des conditions de vie dans leur région. Le projet entre maintenant dans une phase décisive avec la formation des bénéficiaires et la mise en œuvre des premières actions WASH.

Seconde Édition du Concours d’Idées Innovantes

Dans de nombreuses régions du Burundi, les défis liés à l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène WASH (Water, Sanitation, and Hygiene) touchent particulièrement les femmes, qui sont souvent responsables de la gestion de ces ressources pour leurs familles. Cependant, elles sont rarement impliquées dans la prise de décisions ou la gestion de ces ressources au niveau communautaire, ce qui non seulement entrave l’égalité des genres, mais limite également l’efficacité des solutions WASH.

FIADI est fière d’annoncer le lancement d’un nouveau projet en collaboration avec l’UNICEF, visant à autonomiser les femmes dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène. Ce projet novateur a pour but de renforcer le rôle des femmes en leur offrant des formations, en sensibilisant les communautés, et en créant des opportunités économiques durables. En tant qu’organisation dédiée à la promotion des carrières d’ingénierie pour les femmes, FIADI considère ce projet comme une étape cruciale vers l’égalité des genres et l’amélioration des conditions de vie.

Le projet WASH s’articule autour de plusieurs objectifs clés :

  • Renforcement des capacités : Former des femmes pour qu’elles deviennent des leaders dans le secteur WASH, en leur fournissant les compétences techniques et managériales nécessaires.
  • Sensibilisation communautaire : Mener des campagnes de sensibilisation pour promouvoir l’importance de l’eau potable, de l’assainissement et de l’hygiène, en mettant l’accent sur le rôle des femmes dans ces domaines.
  • Création d’opportunités économiques : Encourager l’entrepreneuriat féminin dans le secteur WASH, en soutenant des projets qui favorisent l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement.
  • Mise en place un réseau de FEMMES CHAMPIONNES DE L’ENVIRONNEMENT : mobiliser les femmes bénéficiaires pour protéger les écosystèmes, la ressources en eau et rendre les communautés vertes.

FIADI, en partenariat avec l’UNICEF, mènera une série d’actions pour atteindre ces objectifs :

  • Ateliers de formation : Des sessions de formation seront organisées pour les femmes afin de renforcer leurs compétences techniques et de gestion.
  • Campagnes de sensibilisation : Des campagnes seront menées à travers divers canaux, y compris des événements communautaires, des supports visuels, et des médias sociaux.
  • Projets pilotes : Mise en place de projets pilotes pour démontrer l’impact de l’implication des femmes dans le secteur WASH.

Ce projet cible  la province de Ngozi, dans la commune de Marangara. L’accès à l’eau potable et à un assainissement adéquat est un droit fondamental. Pourtant, dans de nombreuses communautés, les femmes sont souvent les plus touchées par le manque de services WASH. Ce projet vise non seulement à améliorer l’accès à ces services essentiels, mais aussi à donner aux femmes les moyens de jouer un rôle actif dans la gestion et la mise en œuvre de solutions WASH.

Ce partenariat entre FIADI et l’UNICEF représente une opportunité unique de transformer le secteur WASH au Burundi, en plaçant les femmes au cœur des solutions. Nous invitons toutes les parties prenantes à suivre l’évolution de ce projet et à soutenir cette initiative cruciale pour l’égalité des genres et le développement durable.

Seconde Édition du Concours d’Idées Innovantes

Le 16 janvier, FIADI a organisé avec succès la grande finale du “Concours d’Idées Innovantes pour l’Atténuation du Changement Climatique”, en partenariat avec l’Ambassade de France au Burundi. Cet événement s’est tenu à l’Institut français du Burundi, marquant une étape clé du projet “Initiatives Solidaires et Durables” (ISD), lancé en septembre 2023.

Cette première édition a reçu un enthousiasme remarquable à travers tout le pays, avec 46 projets soumis par des femmes ingénieures. En novembre 2023, dix de ces projets ont été présélectionnés, et leurs porteuses ont bénéficié d’une formation spécialisée en montage de projet au Burundi Business Incubator (BBIN). Lors de la finale, neuf femmes ingénieures ont eu l’opportunité de présenter leurs idées innovantes devant un jury composé de trois experts en plan d’affaires.

Deux meilleurs projets réalistes et de succès ont été sélectionnés dans la finale :

  • HASHIMWIYATURAGIYE Arclaine (1ère Place) ayant comme titre de projet « Le recyclage valorisant des déchets plastiques pour l’autonomisation sociale et économique des jeunes »
  • IRAMBONA Divine (2ème Place) ayant comme titre du projet « J’aime les fibres végétales »

Lors de la cérémonie de remise des prix, Christophe Reilhac, conseiller adjoint de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France, a souligné l’importance de ce concours pour la lutte contre les changements climatiques au Burundi. Il a également mis en lumière l’engagement de l’Ambassade de France à soutenir les organisations de la société civile, en particulier celles qui œuvrent pour l’égalité des genres et le bien-être des populations burundaises.

La soirée a eu lieu le vendredi 03 Mars 2023 dans les enceintes de l’Institut Français de Bujumbura (IFB),

Nos vifs remerciements vont à tous ceux qui ont répondu présents à notre invitation,

Et plus spécifiquement à la délégation de l’UE au Burundi qui nous a appuyés financièrement à travers leur projet PASACC-BU, et nous remercions aussi le PASACC-BU qui a été d’un soutien indéniable dans la réalisation de nos activités. Un grand merci à Visage Artistique du Burundi “VAB” qui a été notre partenaire dans l’exécution de ce projet, avec qui nous avons formé une équipe choc.

Dans son mot d’accueil, Jeannette Kaneza la représentante légale de FIADI,  à préciser que Femmes Ingénieures Actives pour le développement Inclusif « FIADI en sigle » est une association sans but lucratif créée par les femmes Ingénieures de différents domaines des sciences appliquées suite aux préjugés et stéréotypes qui sont dans la société burundaise où la femme est toujours perçue comme incapable dans les métiers majoritairement masculins. Avec comme objectif principal d’Amener la femme et la fille burundaise à ne pas s’autocensurer et douter de ses capacités.

Elle a tenu à rappeler aussi que l’homme et la femme sont indispensables l’un à l’autre dans le développement social et économique étant donné qu’ils sont complémentaires et que l’ingénierie est parmi les métiers désignés comme les emplois du futur, d’innovation, du bien-être social, d’une croissance inclusive et du développement durable.

Dans un panel qui a été animé dans cette soirée sous le thème de « Ingénierie et genre : Enjeux et défis »,

  • Selon  Ancila NIMBONA experte en genre, le manque d’information assez spécifique pour aider les jeunes femmes à savoir les avantages de l’ingénierie reste un problème crucial dans le développement social économique de notre pays vu que ça reste un métier avec pleins d’opportunités qui nous pousse vers l’autonomisation économique, comme l’adage rundi le dit bien « UMUKENE NA NYINA ARAMWANKA » (qui peut se traduire littéralement en : le pauvre, est détesté de tous dont sa propre mère) alors que ceux qui sont sensibilisés sur ce métier sensibilisent les autres pour aspirer a un avenir meilleur.
  • Pour le Sociologue Patrice Saboguheba,  on aime bien dire que même le diable se cache dans les détails et on ne peut pas se le cacher les femmes sont le seules à observer le moindre détail, un exemple typique est que dans toutes les fêtes harmonieuses vous verrez souvent que le comité est fait en majorité par des femmes, les hommes pensent au gros aux macros, donc une entreprise qui n’a pas de femme ignore ce détail, ce qui peut la mettre en position de faiblesse sur le marché.
  • Pour Jeanette Kaneza RL de FIADI, on observe toujours un manque d’équilibre dans ce métier et quand  les femmes ont la chance d’avoir ce poste, elles se verront obliger de travailler 3fois plus dur que les hommes ne fut ce que pour s’affirmer dans ce domaine.
  • Quant à Mamadou Sisoko, qui dirige une entreprise de construction, les employeurs devraient investir dans la jeune génération en sensibilisant au métier d’ingénierie dès le bas âge ; toutefois en sachant que une femme est aussi efficace que l’homme dans ce domaine, il a conclu en interpellant les femmes ingénieures qui étaient la de savoir se vendre sur le marché du travail en sachant élaborer de bon CV relatifs au poste disponible.

Rappelons que après ce panel, un documentaire sur la vie de 3 femmes ingénieures a été projeter et pour finir en beauté une pièce de théâtre sensibilisant les jeunes filles a été joué.

Dans le cadre de notre projet « Sensibilisation des jeunes femmes au métier d’ingénieur par le théâtre », exécuté en partenariat avec Visage Artistique du Burundi (VAB) ; nous avons effectué des descentes dans 6 Lycées de 3 provinces, dont notamment le Lycée Busiga, le Lycée Kiremba, l’Ecole Internationale de Gitega, le Lycée Regina Pacis, le Lycée Etoile des Montagnes et le Lycée Clarté Notre Dames de Vugizo.

L’objectif était unique sensibiliser nos jeunes sœurs et frères (pour les écoles mixtes) a l’ingénierie mais de la plus décontracté des manières qui est le théâtre. Cela a été aussi une occasion de faire un panel avec femmes ingénieures qui sont parvenues à se tracer un chemin dans ce métier, pour qu’elles puissent échanger avec cette jeune génération sur leur vie professionnelle, on a eu aussi l’opportunité de présenter un documentaire sur la vie de 3 femmes ingénieures que l’on considère comme des modèles réussies dans notre société.

“Malgré la sous-représentation des femmes dans notre domaine, les femmes ingénieures existent au Burundi et nous sommes là pour vous le prouver» répétait à chaque fois Jeanette Kaneza la représentante légale de FIADI.

Notons que cela a été possible grâce au Projet d’Appui Structurel aux Acteurs Culturels et Créatifs au Burundi PASACC-BU, financé par l’Union Européenne et exécuté par Africalia

Le mardi 06 décembre, a eu lieu l’ouverture officielle de remises des stands solaires aux jeunes membres des groupes de solidarité des communes #Nyabiraba, #Mugongomanga et #Mukike dans la province Bujumbura.

le stand solaire

La remise de ces stands vient après la formation sur la fabrication des stands solaires de 100 jeunes des communes ci haut-citées, effectuée par FIADI au mois de septembre dernier.

A lire https://fiadi.bi/index.php/2022/10/07/formation-de-100-jeunes-sur-la-fabrication-des-stands-solaires-mobiles-par-fiadi/

une des jeunes explicants comment le stand fonctionne

Pour ces jeunes qui ont reçu ces stands solaires, ils se disent satisfaits car cela leur permettra d’accroitre leurs revenus par la vente des services en rechargeant des téléphones, en ouvrant des salons de coiffures ou en utilisant des postes à souder, etc…

Notons que la remise de ces stands intervient dans le cadre du projet TERINTAMBWE réalisé par le consortium de FIADI et CREOP Jeunes sous l’appui de Unicef Burundi

Le 30 Octobre de chaque année on célèbre notre anniversaire, ayant vu le jour en 2018 cette année nous célèbrons notre 4è anniversaire.

Nous venons de passer 4 années à se battre pour promouvoir le métier d’ingénieur auprès des jeunes filles mais aussi promouvoir nos braves femmes qui sont déjà ingénieures.

Nous tenons à remercier vivement tous nos partenaires qui nous ont soutenus depuis le tout début jusqu’à aujourd’hui. Nous disons #MERCI!

Quant à nos chers membres qui ne cessent de se donner corps et âmes dans l’accomplissement de nos objectifs, Merci est si petit pour le travail abattu. Nous vous encourageons à toujours vous battre pour cette bonne cause qui est la nôtre.

Vive #FIADI… trinquons à beaucoup plus d’années et d’aventures qui nous attendent!