Dans le cadre du projet « TERINTAMBWE » ; exécuté en consortium avec CREOP-Jeunes sous l’appui financier de UNICEF-Bdi, FIADI vient d’offrir une formation sur fabrication des stands solaires mobiles  à 100 jeunes filles et garçons confondues de Bujumbura Rural.

Cette formation qui vient de durer 2 semaines dans les enceintes de la CEPRODILIC, a vu la participation de 100 jeunes des communes Nyabiraba, Mukike et Mugongo-Manga de la province Bujumbura Rural, issus des Groupements de solidarités soutenus par Unicef-Burundi.

Pour Adeline IRANKUNDA, une des bénéficiaires de la commune Nyabiraba : «  Ce que je viens d’apprendre est très important dans la vie, je vais recharger des téléphones et des batteries mais aussi ceux qui ont des postes à souder viendront chercher le courant chez moi » et d’ajouter « Nous allons aussi y mettre une imprimante pour imprimer et faire des photocopies et les ordinateurs pour le traitement des photos avec Photoshop ».

Notons que le projet TERINTAMBWE permettra à 600 jeunes dont 450 jeunes filles et 150 jeunes garçons  de bénéficier de meilleures perspectives d’employabilité grâce à de nouvelles compétences et facilitation d’accès sur le marché du travail. Les interventions seront réalisées dans le cadre de camps de leadership pour les jeunes filles, axés sur les compétences transférables en matière de STEM et de numérique, ainsi que sur le mentorat.

Ces camps visent à donner aux adolescentes les moyens d’élargir leurs options de subsistance et d’acquérir les compétences nécessaires pour briser le cycle de la pauvreté qui les expose à la  manipulation de toute sorte ainsi que celui de leurs familles et leurs communautés. Ces jeunes ont  bénéficiés des compétences techniques en plus des compétences du 21ème siècle dans des secteurs traditionnellement dominés par les hommes, comme l’électricité, la soudure spécifiquement  à la production des kiosques solaires et à d’autres modèles de sources d’énergie plus écologiques.

Elsie Jenny ARAKAZA

« Pour savoir les besoins des jeunes, il faut aller à leur rencontre ». dit-on !

Voilà ce qui était l’objectif principal de FIADI en collaboration avec Women In Africa, « WIA » en sigle, de réunir des jeunes filles étudiantes dans différentes facultés d’ingénierie de Bujumbura.

 Identifier les besoins des jeunes filles burundaises dans les facultés d’ingénierie, savoir si leurs buts et idéaux sont réalistes? À partir de ces interrogations, pouvoir mettre en place des stratégies d’intervention qui répondraient le mieux possible aux besoins de ces jeunes. Tels étaient les points à l’ordre du jour.

Notons aussi que cette rencontre s’inscrit dans le cadre du début de partenariat entre FIADI et WIA.

Les 4 finalistes au concours d’idées innovantes organisé par FIADI avec l’appui de l’ambassade de France au Burundi se verront octroyer un financement pour démarrer leurs projets dans les plus brefs délais, un financement qui leur sera accordé après une formation en élaboration de plan d’affaire.

L’année dernière (2020) au mois de Juilet, FIADI avec l’appui de l’ambassade de France au Burundi a lancé un appel à candidatures des projets innovants des jeunes filles burundaises ingénieures ou aspirant à le devenir. 18 projets ont été soumis mais seuls 4 projets innovants ont été primés et les gagnantes ont reçu une petite enveloppe.

FIADI ne s’est pas arrêter la car elle a promis à ces 4 gagnantes qu’elle fera le tout possible pour les aider dans la réalisation et la mis en œuvre de leurs projets d’où est venu l’initiative d’aider ces jeunes filles dans le démarrage de leurs projets, une initiative qui a été aussi appuyée par l’ambassade de France au Burundi.

Chose promise, chose faite car les lauréates au concours d’idées innovantes viennent de finir leur formation dans l’élaboration de plan d’affaires a la BBIN (Burundi Business Incubator).

Pour Ir Joselyne BIGIRIMANA avec son projet d’implication de la femme dans le secteur de la pèche à travers l’installation d’un champ solaire photovoltaïque: cas du port de Kabonga, la formation en élaboration de plan d’affaire lui a été très utile car ça lui a permis de renforcer ses capacités, de voir la courbe d’évolution de son entreprise en suivant le cycle de vie de cette dernière, de voir si son projet est rentable et s’il contribue au développement du pays.

Quant à Aurore MUGISHA, avec son projet : Construire en Terre avec la Brique de Terre Compressée (BTC) la formation lui a donné des éléments concrets sur lesquels bâtir son plan d’affaire liée a son projet de construction de bâtiments en brique de terre non cuites ou comprimées. Elle ajoute: « A l’ère où l’utilisation du ciment et des fers à béton devient de plus en plus chère, j’ai pu identifier les besoins des marches cibles désireux et capables d’utiliser à terre locale comme principale matière premier dans la réalisation de bâtiments en BTC. Il s’agit principalement d’ONGs locales et internationales ayant pour vision la protection de l’environnement à travers la construction d’infrastructures scolaires et sanitaires en briques non cuites. Le plan d’affaires dont nous avons suivi la formation a la BBIN s’avère donc être un outil de négociation visant à intéresser bailleurs et investisseurs. »

Et pour Nadine NKURUNZIZA cette formation reçue à BBIN lui a permis d’assimiler les étapes d’élaboration des plans d’affaires qui aboutit à finaliser son projet Ferme Igicaniro qui a pour objet l’élevage moderne des poules pondeuses.

FIADI, ne peut que leur souhaite bon courage dans leur entreprises!

Elsie Jenny ARAKAZA

Notre dossier « A la découverte des femmes Ingénieures » nous emmène dans le quotidien socio-professionnel des femmes ingénieures. En quatrième lieu, nous allons à la rencontre de l’ingénieure Bénithe KANEZA. Co-fondatrice de l’entreprise de construction ACOMUSEC, c’est dans l’entrepreneuriat qu’elle a choisi de s’épanouir. Le voyage entrepreneurial de Mlle KANEZA reflète le combat d’une jeune femme courageuse et déterminée qui se bat sans répit pour l’accomplissement de ses projets.

Akeza.net : Qui est Ir Bénithe KANEZA?

Ir Bénithe KANEZA : Je m’appelle Bénithe KANEZA, j’ai 28ans. J’ai fait l’architecture et l’Urbanisme à l’Université du Burundi. J’ai terminé le premier cycle des études universitaires en 2016 dans la faculté des Sciences de l’Ingénieur Option « Aménagement et Urbanisme ». Actuellement, je travaille à ACOMUSEC « Architecture, Construction, and Multi-service Company », une entreprise spécialisée dans la construction.

Akeza.net : D’où vous est venue l’idée de créer votre propre entreprise?

Ir Bénithe KANEZA : En 2015, j’ai participé à une formation organisée par l’Association pour la Promotion de la fille burundaise (APFB). Cette formation m’a permis d’acquérir des notions en entrepreneuriat et en gestion de projets. Inspirée, c’est en 2018 que j’ai marqué mes premiers pas en entrepreneuriat avec la création d’ACOMUSEC. Nous étions deux personnes derrière ce projet. Avec 100 000 BIF comme apport de chacun, on a constitué un capital de démarrage de 200 000 BIF. Ce fut le lancement des activités avec le peu dont on disposait.
Aujourd’hui, nous avons fait un pas. Nous louons un appartement abritant notre siège. Nous avons un bureau équipé, on s’en réjouit. Les clients peuvent facilement nous trouver.

Akeza.net : Quels sont les services offerts par ACOMUSEC ?

Ir Bénithe KANEZA : Notre entreprise évolue dans le secteur de la construction. Nous faisons la conception et design des plans, le dimensionnement, les devis, la surveillance ainsi que le suivi des chantiers.

Pour le moment, nous menons nos activités à deux. Mais, s’il y a besoin de main d’œuvre, nous embauchons. Toutefois, on reste optimiste en espérant qu’avec la croissance de nos activités, nous engagerons des travailleurs permanents.
Notre entreprise est formalisée avec comme siège social dans le quartier asiatique : Avenue Nyanza -lac.

Akeza.net : Quels sont les défis rencontrés dans la réalisation de votre projet ?
Ir Bénithe KANEZA : Les défis ont commencé à surgir avec le lancement de nos activités. Passionnées et courageuses, on s’est imposé un rythme de fonctionnement, ce qui nous a permis de maintenir le cap. Les principaux défis rencontrés sont : les dettes non remboursées par les clients et l’insuffisance des moyens de fonctionnement qui ne nous permettaient pas de gagner de grands marchés. Toutefois, on s’adapte et nous conjuguons les efforts pour continuer à avancer.

Akeza.net : Maintenant que vous êtes parvenus à faire fonctionner votre propre entreprise, quels sont vos perspectives d’avenir?

Ir Bénithe KANEZA : Dans nos perspectives d’avenir, nous projetons de devenir un bureau d’’études moderne avec extension de nos services dans l’AEP (adduction en eau potable) et dans l’aménagement des territoires et marais. Ces secteurs sont quasi-inexploités et nous comptons y créer des emplois.

Akeza.net : Quelle est la part des projets des jeunes dans le développement économique du pays?

Ir Bénithe KANEZA : Les projets des jeunes ont une place importante dans le développement économique du pays car ils diminuent le nombre de chômeurs et permettent à la jeunesse de développer de nouvelles facultés pour plus d’innovations. Le recul du chômage fera régresser aussi la délinquance juvénile.

Akeza.net : Un mot de fin pour conclure ?

Ir Bénithe KANEZA : Je tiens à remercier tous ceux qui ne cessent de m’encourager. Mes remerciements s’adressent aussi au corps professoral qui m’a formé et à tous mes promotionnels. Je remercie d’une façon spéciale Akeza.net pour cette opportunité. Merci beaucoup.

Source: Akeza.net

Notre dossier « À la découverte des femmes Ingénieures » nous emmène dans le quotidien socio-professionnel des femmes ingénieures. En cinquième lieu, nous partons à la rencontre de l’ingénieure Juste Marcella RUKUNDO. À travers son projet, Ir RUKUNDO veut concilier  l’ingénierie et l’humanitaire au service des sans-abris. Impacter, changer leur vie et venir à leur rescousse en leur construisant des maisons préfabriquées à moindre coût est son objectif ultime. Dans cet entretien, Mlle RUKUNDO nous partage les dessous de son projet.

Akeza.net : Qui est Ir Juste-Marcella RUKUNDO ?

Ir Juste Marcella RUKUNDO : Je suis une jeune femme Ingénieure. Je suis diplômée à l’Université du Burundi dans le département de Génie Civil. Je fais partie de l’association FIADI (Femmes Ingénieures Actives pour le Développement Inclusif) depuis plus d’une année. Actuellement, je travaille sur un projet de maisons préfabriquées.

Akeza.net : Qu’est-ce qui vous a motivé à faire les études d’Ingénierie ?

Ir Juste Marcella RUKUNDO : Ce qui m’a poussé à embrasser cette carrière, c’est mon habileté à comprendre et à analyser les problèmes. Avec la formation acquise les années précédant le début de mon cursus universitaire, j’ai appris à résoudre différents problèmes. Je n’ai jamais imaginé faire autre chose que l’ingénierie.  La bourse offerte par l’État a influencé aussi ma décision dans la poursuite de ces études.

Akeza.net : Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier ?

Ir Juste Marcella RUKUNDO : Je suis passionnée par la conception. Ma passion remonte à mon enfance. Je me rappelle que je passais mon temps à redessiner les personnages de BD (Bande Dessinée). Et voilà que des années plus tard, dans la même lancée, je conçois et  crée les plans de maisons.

Akeza.net : Actuellement, vous travaillez sur un projet de maisons préfabriquées. Pouvez-vous nous en dire plus?

Ir Juste Marcella RUKUNDO : Avec les catastrophes naturelles qui surviennent, le projet “maisons préfabriquées” vient répondre aux besoins des personnes se retrouvant sans-abris. C’est un projet à la fois humanitaire et écologique. En effet, les maisons préfabriquées sont rapides à construire et offrent un toit décent. Elles n’ont pas d’effets dégradant sur l’environnement. En plus, elles sont très jolies lorsqu’on trouve les bonnes matières.

Akeza.net : Le lancement des activités est prévu pour quand ?

Ir Juste Marcella RUKUNDO : J’ai prévu de démarrer les activités en ce mois de mai 2020. Quant à la première construction, elle est prévue pour mi-juillet.

Akeza.net : Vous apportez un nouveau produit dans le secteur de la construction. Vous sera-t-il facile de trouver les fonds pour faire marcher votre activité ? Et qu’en-est-il de votre choix de construire exclusivement avec du bois?

Ir Juste Marcella RUKUNDO : Je sais par avance que trouver des fonds et des clients pourrait être un grand défi. Je m’y prépare en conséquence. Je tiens à signaler que mon projet est d’abord humanitaire. Avec le temps, nous enregistrerons des bénéfices.

Il est vrai que construire les maisons en bois n’est pas aussi facile que construire les maisons en briques, en ciment, ou en béton. Toutefois, lorsque ce sont de simples maisons en bois, elles ont de grands avantages notamment sur le temps de construction. Je reste optimiste sur la pertinence et la réussite de mon projet.

Akeza.net : Quelles sont vos perspectives d’avenir?

Ir Juste Marcelle RUKUNDO : Dans l’avenir, je voudrai consolider et faire prospérer les activités de mon entreprise. Avec la volonté et le travail, j’y arriverai.

Akeza.net : Bonne chance pour la suite

Ir Juste Marcelle RUKUNDO : Merci beaucoup à Akeza.net de m’avoir offert cette opportunité.

Source: Akeza.net

Quatre femmes ont été primées durant un concours d’idées entrepreneuriales innovantes. Organisé par FIADI (Femmes Ingénieures Actives pour le Développement Inclusif) en partenariat avec l’ambassade de France au Burundi, le concours a décerné des prix allant de 800 000 BIF à 1 500 000 BIF, aux meilleurs projets des femmes ingénieures. Mais quelles sont les idées véhiculées par ces projets ? Comment est-ce que ces femmes entrepreneurs comptent les réaliser ? Où se projettent-elles dans l’avenir ?

Joselyne BIGIRIMANA a occupé la quatrième place. Son objectif est de révolutionner le secteur de la pêche en installant un champ solaire photovoltaïque au port de KABONGA situé dans la Commune NYANZA-LAC, Province MAKAMBA. Motivée et déterminée à une réalisation effective de son projet, Mlle BIGIRIMANA nous en dit plus.

Akeza.net : Qui est Joselyne BIGIRIMANA ? Quelle est l’idée derrière votre projet ?

Ir Joselyne BIGIRIMANA : Je m’appelle Joselyne BIGIRIMANA, j’ai 30 ans. Je suis détentrice d’un diplôme de niveau Master en Génie civil ; Options Bâtiments et Infrastructures.

Mon projet consiste à Impliquer la femme dans le secteur de la pêche à travers l’installation d’un champ solaire photovoltaïque. Nous comptons commencer avec le port de KABONGA à NYANZA-LAC en Province MAKAMBA. Nous prévoyons de promouvoir l’énergie renouvelable par la production d’énergie générée par les rayons solaires.

Notre marché cible est constitué des membres de la Coopérative des producteurs et fournisseurs des poissons au port de KABONGA et les pécheurs vivants aux alentours de cette localité.

Akeza.net : En quoi votre projet est-il innovant ?

Ir Joselyne BIGIRIMANA : La localité de Kabonga est un milieu non connecté au réseau électrique. Notre projet apporte une valeur ajoutée aux pêcheurs et à la population de KABONGA dans l’accès à l’énergie. La clientèle est aussi présente vu que c’est un lieu de débarquement de plusieurs bateaux en provenance de plusieurs ports, de la région.

Dans nos prévisions chiffrées, 700 batteries appartenant aux pêcheurs seront rechargées par jour ; 12 batteries régénérées et testées ; 500kg de glaçons seront produites chaque jour ; 14 femmes vont trouver de l’emploi en permanence et d’autres femmes seront embauchés comme des travailleurs temporaires. Le bureau de coordination et ses alentours bénéficieront aussi de l’éclairage grâce au projet.

Akeza.net : D’où vous est venue cette idée ?

 Ir Joselyne BIGIRIMANA : Après avoir lu le rapport sur l’état des lieux de différents ports du Burundi, mon attention s’est beaucoup penché sur la problématique du port de KABONGA.  J’ai voulu contribuer à cette réforme en réduisant la pollution sonore et les dégagements des fumées nauséabondes provenant des groupes électrogènes habituellement utilisés.

Akeza.net : Quel serait votre capital de démarrage ?  

Ir Joselyne BIGIRIMANA : Avec un budget de 1.410.000 BIF, je compte commencer par les premières activités consistant à faire la mise au point avec l’administration, la fédération des pêcheurs et fournisseurs des poissons au Burundi, et le Burundi Renewable Energy, tous des partenaires qui ont une certaine expertise dans la technique qu’il me faut dans le projet.

Mais avec FIADI, et d’autres partenaires qui voudraient se joindre à notre projet, nous comptons mobiliser des financements pour pouvoir réunir la somme de 219.787.000FBU nécessaire pour l’achat des machines.

Akeza.net : Le prix que vous avez gagné au concours de FIADI vous aide-t-il ?  

Ir Joselyne BIGIRIMANA : Le prix que j’ai gagné au sein du concours de FIADI, m’aide dans la production des modules que nous allons utiliser pour la recharge, la régénération des batteries et la gestion des fonds

Akeza.net : Quels sont vos perspectives d’avenir ?  Où vous voyez-vous d’ici 5 ans ?

Ir Joselyne BIGIRIMANA : J’aimerais d’abord marquer le démarrage effectif du projet. Et d’ici 5ans, je veux étendre le projet sur les différents ports du Burundi car la demande ne peut qu’augmenter.

Akeza.net : Pensez-vous que la femme burundaise peut facilement s’intégrer dans le monde entrepreneurial ?

Ir Joselyne BIGIRIMANA : Bien, il y a tant de femmes passionnées d’entrepreneuriat. Elles manquent juste de courage. Il faut alors leur apporter cette potion (séances de renforcement des capacités) en vue de les booster. Ceci leur permettra de s’estimer et de réaliser des projets innovants.

Akeza.net : En dehors du boulot, qu’est-ce que vous aimez faire dans la vie ?

Ir Joselyne BIGIRIMANA : En dehors du boulot, j’aime prier, je suis parmi les membres du comité ecclésiale de base de KANYOSHA en tant que responsable des jeunes. Je suis également membre de la chorale Sainte Thérèse de l’enfant Jésus de KANYOSHA.

Passionnée de danse traditionnelle, je suis danseuse du club UMUDEYO. Comme passe-temps favori, j’aime surfer sur internet en lisant différents rapports publiés par différents organisations et institutions.

Source: Akeza.net

Quatre femmes ont été primées durant un concours d’idées entrepreneuriales innovantes. Organisé par FIADI (Femmes Ingénieures Actives pour le Développement Inclusif) en partenariat avec l’ambassade de France au Burundi, le concours a décerné des prix allant de 800 000 BIF à 1 500 000 BIF, aux meilleurs projets des femmes ingénieures. Mais quelles sont les idées véhiculées par ces projets ? Comment est-ce que ces femmes entrepreneurs comptent les réaliser ? Où se projettent-elles dans l’avenir ?

La deuxième place a été remportée par Ir Nadine NKURUNZIZA, empochant à la clé un prix équivalent à un million (1.000.000BIF) de francs burundais. Le projet « Ferme IGICANIRO » se lance le défi de réduire le taux de malnutrition chronique chez les enfants en produisant des œufs et la chair de poules bon marché. Dans cette entrevue, Ir NKURUNZIZA nous dévoile le plan derrière l’effectivité de son projet.

Akeza.net : Qui est Nadine NKURUNZIZA ?

Ir Nadine NKURUNZIZA : Je m’appelle Ir Nadine NKURUNZIZA et j’ai 35 ans. Je suis diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de l’Université Yaoundé ; Option sécurité des systèmes d’information et de communication.

Akeza.net : Quelle est l’idée derrière votre projet ? En quoi votre projet est-il innovant ?

Ir Nadine NKURUNZIZA : Le projet « Ferme IGICANIRO » va implanter un élevage évolutif de poules reproductrices avec comme objectif de produire des œufs de consommation et des œufs de couvaison. A notre Ferme IGICANIRO, nous comptons transformer les œufs en une diversité de produits de consommation.

Etant organisés en un groupement de dix (10) personnes, nous débuterons avec une couveuse à forte potentiel de production. L’objectif étant d’atteindre dix (10) poulaillers établis dans différents coins du pays.

Ir Nadine NKURUNZIZA, deuxième lors de la compétition organisée par la FIADI sous l’appui financier de l’Ambassade de France @Akeza.net

Akeza.net : D’où vous est venue cette idée ?

Ir Nadine NKURUNZIZA : L’idée, je l’ai depuis mon jeune âge. Tout est parti d’un cadeau d’une poule reçue de la part de ma mère. De cette poule, je me suis constitué un cheptel d’une vingtaine de chèvres. Cette petite ferme de caprins m’a permis de payer jusqu’à 70 % des frais académiques à l’Université du lac Tanganyika (ULT). J’y ai décroché une licence en Faculté d’informatique : Option génie logiciel.
Je dirais sans hésiter que j’ai acquis une expérience en élevage de petit bétail. C’est pourquoi après une minutieuse réflexion, je me suis décidé de lancer une ferme moderne de volailles afin d’apporter la pierre à l’édifice du développement qui est en train d’être construit, mais aussi pour inspirer les jeunes filles passionnées d’élevage.

Akeza.net : Avez-vous déjà commencé à réaliser votre projet ?

Ir Nadine NKURUNZIZA : Je compte commencer à partir de Mars 2021 avec un capital de 25 000 000 BIF. J’ai déjà acquis un terrain de 4 ares équivalent à 4 ans d’épargne. Je voudrais signaler que les portes sont grandement ouvertes pour un financier ou un donataire qui voudrait contribuer dans la réalisation de ce projet.

Akeza.net : Quels sont les risques et les défis qui minent la réalisation de votre projet ?

Ir Nadine NKURUNZIZA : Le principal défi est le manque de poules locales améliorées et des œufs fécondés sur le marché.

Akeza.net : Le prix que vous avez gagné au concours de FIADI vous aide-t-il ?

Ir Nadine NKURUNZIZA : Le prix gagné au concours organisé par FIADI va être versé pour le paiement de 5 mois de loyer. Je tiens à préciser que je suis à la recherche d’un terrain clôturé où je vais installer l’exploitation d’ici peu.

Akeza.net : Quels sont vos perspectives d’avenir ? Où vous voyez-vous d’ici 5ans ?

Ir Nadine NKURUNZIZA : Dans les cinq prochaines années, j’ambitionne de faire de la « Ferme IGICANIRO », un leader dans l’aviculture moderne au Burundi que ce soit en production des œufs de consommation ou des œufs fécondés.

Akeza.net : Pensez-vous que la femme burundaise peut facilement s’intégrer dans le monde entrepreneurial ?

Ir Nadine NKURUNZIZA : Oui bien sûr la femme burundaise peut facilement s’intégrer dans le monde entrepreneurial. Il faut seulement qu’elle prenne conscience et parvienne à vaincre ses peurs. Tout est possible.

Source: Akeza.net

Quatre femmes ont été primées durant un concours d’idées entrepreneuriales innovantes. Organisé par FIADI (Femmes Ingénieures Actives pour le Développement Inclusif) en partenariat avec l’ambassade de France au Burundi, le concours a décerné des prix allant de 800 000 BIF à 1 500 000 BIF, aux meilleurs projets des femmes ingénieures. Mais quelles sont les idées véhiculées par ces projets ? Comment est-ce que ces femmes entrepreneurs comptent les réaliser ? Où se projettent-elles dans l’avenir ?

Ir Aurore MUGISHA a remporté la troisième place. A la clé, 900 000 BIF lui ont été décerné comme prix d’encouragement. Cette jeune femme ambitionne de construire des bâtiments durables en utilisant la Brique de Terre Compressée. Son but ultime est de réduire la consommation d’énergie et des émissions polluantes engendrées par l’utilisation des briques cuites. Dans cette entrevue, elle nous dévoile le plan qu’elle compte amorcer pour réaliser son projet.

Akeza.net : Qui est Aurore MUGISHA ?

Ir Aurore MUGISHA : Aurore MUGISHA est une ingénieure civile, ayant une maîtrise en Structures des Bâtiments. Je travaille dans le secteur de la construction, plus particulièrement dans l’étude et l’exécution des projets de construction de bâtiments publics et privés, tels que les écoles, les hôpitaux, les infrastructures commerciales et les maisons d’habitation.

Akeza.net : Quelle est l’idée derrière votre projet ? En quoi votre projet est-il innovant ?

Ir Aurore MUGISHA : Mon projet s’intitule “Construire en Terre avec la Brique de Terre Compressée”. C’est l’une des techniques de construction durables utilisant le matériau de construction “terre” et visant principalement à réduire la consommation d’énergie et les émissions polluantes engendrées par l’utilisation des briques cuites en construction. Mon projet vise en outre à revaloriser le bâtiment traditionnel local en encourageant la population à construire des habitats écolo et peu coûteux, bref, des infrastructures répondant à leurs besoins de base.

Le produit que j’utilise, la brique de terre compressée, est obtenue à partir d’un mélange de sable, de terre rouge et d’un peu de ciment nécessaire pour renforcer la solidité du produit ; le mélange obtenu est ainsi compressé à l’aide d’une presse, d’où son appellation de Brique de Terre Compressée, ou BTC.

Au Burundi, comme presque dans toute l’Afrique, quelques réalisations en brique de terre crue s’observent mais sont souvent dévalorisées ou ignorées. Cependant, tout l’intérêt se trouve là, dans la terre ! La terre, non cuite, est plus abondante, plus malléable, plus facile à manier et offre une plus grande inertie thermique que la terre cuite, le béton et les matières plastiques. Ces derniers sont certes des matériaux synonymes de progrès, mais sont devenus des symboles d’une technologie énergivore entrainant beaucoup d’émissions de gaz carbonique et nécessitant l’utilisation de matières premières importées souvent onéreuses sur le marché.

Notre projet se propose donc de promouvoir l’utilisation d’une ressource locale (la terre), et de procurer aux populations désireuses l’envie de renouer avec la terre, un matériau écologique, simple et naturel.

Akeza.net : D’où vous est venue cette idée ?

Ir Aurore MUGISHA : Le rapport de 2012 des Nations Unies sur les OMD au Burundi fait état d’une vitesse de déforestation de 64 km2 par an depuis l’année 2010 et souligne que si ce rythme de déperdition des forêts se maintient jusqu’en 2039, il n’y aura plus de forêts au Burundi.

Aujourd’hui, le secteur du bâtiment et de la construction est l’un des plus mauvaises élèves en matière de réduction d’empreinte carbone. Notre intérêt pour la construction en terre est donc provoqué par la hausse croissante du coût de l’énergie, qui se répercute sur des produits comme le béton et la brique cuite. Il est possible de réduire de 97% l’énergie nécessaire pour produire une brique de construction cuite en utilisant des blocs de terre crue de même taille.

En outre, la massification de ces procédés permettrait d’atteindre 20 à 30% d’économie d’énergie et réduirait les coûts totaux de construction comparativement aux briques cuites ou aux blocs de ciment.

Akeza.net : Avez-vous déjà commencé à réaliser votre projet ?

Ir Aurore MUGISHA : Le projet est encore dans la phase de conception et de planification. Nous comptons monter une maison modèle simple composée d’une seule pièce et dont les murs sont construits en BTC. Si le budget nous le permet, nous nous proposons d’exécuter ce projet à l’aide d’une presse manuelle qui, à priori, est la moins coûteuse sur le marché et dont les pièces composantes peuvent être fabriquées localement.

Le rendement de la presse manuelle, qui dépend de l’organisation du chantier, peut varier de 300 à 1200 briques par jour directement commercialisables. Avec une telle rentabilité, il est possible d’envisager l’application de la technique de terre crue dans divers cadres de production (entreprise industrielle, artisanale, groupement coopératif d’habitants-constructeurs, auto-construction en milieu rural, etc).

Akeza.net : Quel serait votre capital de démarrage ?

Ir Aurore MUGISHA : Avec un budget initial de cinq millions de francs bu, il est possible de louer une presse et monter une maison simple capable d’abriter 5 à 6 personnes, sans tenir compte des coûts supplémentaires d’achat du terrain à bâtir et d’aménagement intérieur et extérieur.

Akeza.net : Quels sont les risques et les défis qui minent la réalisation de votre projet ?

Ir Aurore MUGISHA : Les risques et les défis que comporte la réalisation de ce projet sont multiples et divers. La terre brute en tant que matériau de construction est plus fragile que les autres matériaux de construction conventionnels. Si cette technique de mise en œuvre n’est pas bien maîtrisée, elle peut entraîner l’instabilité et la durabilité des constructions à long terme et engendrer des conséquences néfastes sur la vie des usagers.

Une analyse complète des matériaux à utiliser s’avère donc nécessaire. Aussi il faudra beaucoup expérimenter et convaincre la population à ré-adopter de nouvelles infrastructures, différentes des usages actuels du béton.

Akeza.net : Le prix que vous avez gagné au concours de FIADI vous aide-t-il ? 

Ir Aurore MUGISHA : Le prix remporté pendant le concours de FIADI est une forme d’encouragement pour notre projet. Si nous parvenons à collecter des fonds nécessaires pour lancer le début des activités (l’approvisionnement en matières premières locales « sable, terre rouge », la détermination des aspects physiques et mécaniques des ressources utilisées à travers les essais et tests éventuels, le monitoring des structures en BTC préexistantes à Bujumbura), il faudra suivre attentivement le tableau de bord agrégeant les principaux indicateurs clés de performance pour s’assurer que l’exécution du projet reste dans les clous.

Akeza.net : Quels sont vos perspectives d’avenir ?  Où vous voyez-vous d’ici 5ans ?

Ir Aurore MUGISHA : Les qualités architecturales des constructions en terre devront être retrouvées d’ici quelques années. Les exemples ne manquent pas en Afrique du Nord, aux confins du Sahara, en Afrique Occidentale, au Moyen-Orient et en Amérique Latine.

En Europe, on constate une recrudescence des constructions en terre, le plus souvent pour des raisons d’aspiration à un habitat plus confortable. Mon souhait est d’accumuler le savoir appris sur les chantiers et proposer des recettes et des tuyaux qui serviront à tous ceux qui veulent mettre la main à la pâte.

Akeza.net : Pensez-vous que la femme burundaise peut facilement s’intégrer dans le monde entrepreneurial ?

Ir Aurore MUGISHA : A l’heure actuelle, la culture burundaise en particulier, a accepté que la femme puisse contribuer au développement de son pays en cernant de nouvelles opportunités et en prenant des risques. Nous avons déjà beaucoup d’exemples vivants au sein de notre société.

J’insiste plutôt sur le fait que la femme burundaise garde le sens de l’Ubuntu dans ses activités professionnelles et reste ce qu’elle est : « Une femme ».

Akeza.net : En dehors du boulot, qu’est-ce que vous aimez faire dans la vie ?

Ir Aurore MUGISHA : En dehors des heures de travail, j’aime me reposer ! (Rires…).

Source : Akeza.net

Les gagnates du concours posant avec le jury

Dans la suite de la célébration de la journée internationale des femmes en ingénierie du 23 juin de chaque année, l’association des Femmes Ingénieures Actives pour le Développement Inclusif  «FIADI» en collaboration avec l’Ambassade de France au Burundi a organisé un concours d’idées de projets innovants sous le thème « Façonnons le monde ».

La finale de cette compétition s’est passée ce vendredi  30 octobre dans les enceintes du Royale Palace Hôtel. Les finalistes ont eu quelques minutes pour présenter leurs idées de projets devant un jury. Leurs projets s’inscrivaient dans les quatre secteurs à savoir : la protection de l’environnement, l’agro-alimentaire business, le génie civil et la gestion de l’espace et de l’habitat.

Le jury, de sa part, a évalué chaque projet selon les critères tels que la fiabilité, la faisabilité, la rentabilité et l’existence du marché potentiel du produit ou du service.

Quatre idées de projets ont été primées. Il s’agit du projet d’Aliane Nahimana en rapport avec le compostage à domicile des déchets biodégradables, l’idée de projet de Nadine Nkurunziza sur l’élevage des poules de la race améliorée, l’idée d’Aurore Mugisha sur la fabrication des briques non cuites, ainsi que le projet de Joselyne Bigirimana sur la construction d’une centrale électrique solaire à Kabonga.

La gagnante du premier prix, Aliane Nahimana, a reçu une enveloppe de 1 500 000 Fbu ; la deuxième Nadine Nkurunziza a eu une somme de 1 000 000 Fbu ; la troisième Aurore Mugisha 900 000 Fbu et la quatrième Joselyne Bigirimana 800 000 Fbu.

Quel l’objectif de cette compétition ?

Selon Jeannette Kaneza, la présidente de l’association FIADI : « l’objectif est de susciter un esprit créatif chez les  jeunes filles et femmes passionnées par  l’ingénierie . C’est aussi dans le but d’attirer plus de jeunes filles étudiantes vers les formations d’ingénieures et à encourager et accompagner les femmes ingénieures à gérer leur carrière professionnelle» précise -t-elle.

Etant femmes ingénieures, des défis ne manquent pas.D’après Jeannette Kaneza, la présidente de FIADI, la non-considération dans le milieu de travail est le défi majeur pour les femmes ingénieures. « La femme ingénieure doit travailler trois fois plus que l’homme pour être considérée. En plus, la femme ingénieure bénéficie un salaire minime par rapport à celui d’un homme ingénieur de même niveau » regrette la Présidente.

Et d’ajouter : « Le fait que l’ingénierie n’est pas connu partout au Burundi constitue un autre challenge. Ce qui explique le nombre limité des femmes ingénieures au Burundi ».

Quant à  Aliane Nahimana, la  gagnante du premier prix, le défi majeur pour les jeunes filles de s’orienter dans les domaines d’ingénierie est la peur. « Etant filles, nous avons parfois peur d’étudier les métiers que l’on pense réservés aux hommes» dit-elle.

Les perspectives d’avenir de la FIADI

Dans ses perspectives d’avenir, l’association FIADI compte aller à l’intérieur du pays pour la sensibilisation sur l’existence de l’ingénierie.

« Accompagnées par des femmes ingénieures modèles, nous prévoyons faire des descentes dans les lycées à internat où il y a beaucoup des filles pour parler de l’existence de l’ingénierie. C’est dans le but de susciter le vouloir chez les jeunes filles de continuer ses études dans le domaine de l’ingénierie, une science ouverte pour tous » dit Jeannette Kaneza.

Elle saisit cette occasion pour lancer un appel à l’état d’orienter les jeunes filles dans les facultés d’ingénierie. Pour les parents, ils devraient permettre leurs filles à s’orienter dans l’ingénierie si elles en ont le vouloir.

L’association FIADI se félicite

 «Au Burundi, nous sommes les premières en Afrique à célébrer la journée internationale des femmes en ingénierie. Quand nous avons lancé ce concours, nous avons vu beaucoup des jeunes femmes postuler. Cela nous a montré que l’objectif de l’association FIADI est en train d’être atteint» se réjouit la Présidente.

Actuellement, l’association FIADI compte 28 filles et femmes ingénieures dans plusieurs domaines : Construction, ingénieures en mécanique/électromécanique, Informatique, Statistique etc.

Source:ejo.bi

Ce lundi 19 Octobre 2020, l’association Femmes Ingénieures Actives pour le Développement Inclusif (FIADI) a procédé à la proclamation de 10 meilleurs projets présélectionnés pour la finale. Cela intervient après  l’appel à candidature au concours d’idées innovantes intitulé « Façonnons le monde » qui a duré du 27 juillet au 15 septembre 2020.

Le jury  a tenu à rappeler les critères d’évaluation sur le fond ainsi que sur la forme et à proclamé une note sur 20. Les projets avec une note en dessous de 12 sur 20 n’ont pas été pris en compte.

Après la proclamation, une séance de coaching à l’ endroit des candidates présélectionnées a eu lieu afin de mieux préparer  la prestation lors de la finale  du 30 Octobre 2020.

Ce concours organisé par FIADI en partenariat avec l’ambassade de France au Burundi, s’inscrit dans le cadre de la continuité de la célébration de la Journée Internationale des Femmes dans l’ingénierie qui a lieu chaque vingt-troisième jour du mois de juin.

Rappelons que ce concours est dédié à toutes les filles et femmes passionnées par l’ingénierie entre autre les jeunes filles du secondaire, les étudiantes dans les facultés d’ingénierie et les femmes déjà ingénieures ; sous différentes thématiques dont : Le génie civil, protection de l’environnement, L’agri business et gestion de l’espace et habitat.